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La lettre

Une bande pour Mordheim : du projet de figurines à la première partie

Créer une bande pour Mordheim consiste à réunir des figurines immédiatement reconnaissables, compatibles avec les règles retenues par votre groupe et assez…

Une bande pour Mordheim affronte ses rivaux dans des ruines médiévales
Une bande pour Mordheim affronte ses rivaux dans des ruines médiévales
Le mémo de l’atelier

Le projet en un coup d’œil

  • Sujet : Créer une bande pour Mordheim consiste à réunir des figurines immédiatement reconnaissables, compatibles avec les règles retenues par votre groupe et assez…
  • Repère : contenu classé dans la rubrique Miniatures & Wargames.
  • Format : une lecture estimée à 11 min.
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  1. 01Commencez par les règles, pas par le catalogue de figurines
  2. 02Donnez à la bande une identité que la table peut lire
  3. 03Choisir entre figurines existantes, conversions et impression 3D
  4. 04Préparer des modèles numériques adaptés au jeu
  5. 05Peindre pour raconter un groupe, pas une série de pièces isolées
  6. 06Faire évoluer la troupe sans perdre sa cohérence
  7. 07Transporter et utiliser la bande sans sacrifier les détails
  8. 08Questions fréquentes

Créer une bande pour Mordheim consiste à réunir des figurines immédiatement reconnaissables, compatibles avec les règles retenues par votre groupe et assez cohérentes pour raconter une histoire sur la table. Le titre d’archive « 2010 06 une bande pour Mordheim » renvoie à un projet ancien, mais son intention reste actuelle : passer d’une sélection de personnages à une troupe prête à jouer. Une belle collection ne suffit pas si les profils deviennent illisibles en partie. Voici comment choisir, convertir, peindre et organiser votre bande sans sacrifier sa personnalité.

Commencez par les règles, pas par le catalogue de figurines

La bonne bande n’est pas celle qui rassemble vos modèles préférés : c’est celle dont chaque figurine correspond clairement à un rôle autorisé. Avant d’ouvrir votre librairie de Mordheim ou de parcourir vos fichiers STL, fixez avec les autres joueurs la version du jeu, les éventuelles adaptations locales et la manière dont l’équipement doit être représenté.

Ce point paraît administratif, mais il évite une déconvenue classique. Vous pouvez consacrer une soirée à convertir un personnage bardé d’armes avant de découvrir que votre groupe applique d’autres options ou une autre interprétation des règles. Les documents intitulés rules, les compilations communautaires et les habitudes de club ne coïncident pas toujours parfaitement.

Préparez une fiche de projet très simple :

  • le nom ou le thème de la bande ;
  • la source de règles retenue par le groupe ;
  • les profils que vous souhaitez représenter ;
  • l’équipement visible sur chaque figurine ;
  • les variantes envisagées pour la campagne ;
  • les modèles déjà disponibles dans votre collection ;
  • les pièces à convertir, sculpter ou imprimer.

Cette liste transforme une envie vague en plan de fabrication. Elle montre aussi les doublons, les rôles encore absents et les conversions qui demanderaient beaucoup de travail pour une utilité limitée en partie.

Ne verrouillez cependant pas toute la campagne dès le départ. Une bande évolue, perd parfois des membres et modifie son équipement. Laissez de la place à quelques remplaçants ou variantes, mais terminez d’abord un noyau lisible et jouable.

Donnez à la bande une identité que la table peut lire

Une troupe cohérente ne signifie pas une troupe uniforme. Le thème doit relier les figurines, tandis que les silhouettes doivent permettre de les distinguer. Une palette commune, des matériaux répétés et un soclage homogène donnent l’unité ; les poses, les armes et certains détails racontent la fonction de chaque membre.

Le chef mérite une lecture immédiate. Une posture plus ouverte, un élément vertical, une cape ou un contraste plus marqué peuvent suffire. Un tireur doit rester identifiable même lorsque la table est chargée de décors. Un personnage rapide ou discret gagne à porter moins de volumes lourds qu’un combattant destiné au contact.

Faites répéter quelques motifs

Choisissez une poignée de signes visuels et déclinez-les sans les copier à l’identique. Une même forme de bouclier, un tissu récurrent, des pièces d’armure semblables ou un symbole gravé peuvent relier des modèles provenant de gammes différentes. Le soclage finit le travail en les plaçant dans un environnement commun.

La couleur peut également coder les rôles. Un accent clair réservé aux personnages importants, une teinte froide pour les tireurs ou un métal particulier pour certains équipements accélèrent la lecture. Le code doit rester assez discret pour servir l’ambiance, mais assez stable pour aider pendant le jeu.

Préservez les différences utiles

Les mordheim bandes les plus convaincantes ne ressemblent pas à des rangées de soldats interchangeables. Elles donnent l’impression d’avoir été assemblées dans l’urgence, avec des équipements et des tempéraments différents. C’est précisément cette variété qui rend le projet plaisant à convertir et à peindre.

Évitez toutefois de cacher l’information de jeu sous les accessoires. Une arme noyée derrière une cape ou un bras confondu avec le décor du socle devient difficile à reconnaître. Regardez chaque modèle à hauteur de table, pas seulement de près sous la lampe de peinture. La figurine doit fonctionner dans ces deux conditions.

Choisir entre figurines existantes, conversions et impression 3D

Les trois approches peuvent produire une excellente bande, mais elles ne demandent pas le même effort. Les figurines existantes accélèrent le démarrage, les conversions donnent du caractère et l’impression 3D offre davantage de contrôle sur les variantes. Le meilleur choix dépend surtout de votre librairie, de votre envie de sculpture numérique et du temps que vous acceptez de consacrer à la préparation.

ApprochePrincipal avantageDifficulté réelleÀ privilégier si…
Figurines existantesMise en chantier rapideHarmoniser des modèles disparatesVous voulez jouer avant d’élargir le projet
Conversions physiquesPièces uniques et expressivesAjuster les assemblages sans fragilitéVous aimez travailler les poses et les accessoires
Impression 3DVariantes et répétitions maîtriséesPréparer le maillage, les supports et le post-traitementVous possédez déjà une chaîne d’impression fiable
Méthode mixteGrande liberté visuelleMaintenir une échelle et un style cohérentsVotre collection inclut déjà plusieurs sources

La méthode mixte est souvent la plus fertile. Une base existante peut recevoir une tête imprimée, une arme issue de la boîte à rabiot ou un élément sculpté. Elle exige néanmoins un contrôle attentif des proportions : une main légèrement trop grande se remarque davantage sur une figurine réaliste que sur un modèle volontairement caricatural.

Avant le collage, assemblez les pièces à sec. Vérifiez le centre de gravité, l’encombrement de l’arme et l’accès du pinceau aux zones profondes. Une pose dramatique perd vite son charme si elle casse au transport ou rend le visage inaccessible.

Préparer des modèles numériques adaptés au jeu

Un beau rendu à l’écran ne garantit pas une bonne figurine. La sculpture numérique doit anticiper la résistance, l’impression et la lisibilité après sous-couche. Les mèches très fines, les pointes isolées et les accessoires seulement tangents au corps sont autant de candidats à la casse ou à l’échec.

Dans votre logiciel, inspectez le maillage avant l’export. Recherchez les volumes ouverts, les intersections douteuses, les éléments flottants et les détails qui ne possèdent pas assez de matière. Si vous combinez plusieurs pièces, ne supposez pas qu’un chevauchement visuel produira automatiquement un volume propre dans le fichier STL.

Pour chaque modèle, suivez une chaîne de préparation stable :

  1. Validez la silhouette et la pose à la taille d’utilisation.
  2. Contrôlez le maillage et les jonctions entre les éléments.
  3. Séparez les variantes d’armes ou de têtes lorsqu’elles doivent rester interchangeables.
  4. Exportez un fichier maître avant toute préparation spécifique à l’impression.
  5. Orientez la pièce dans le trancheur en protégeant les zones les plus visibles.
  6. Recherchez les îlots et placez les supports selon la géométrie réelle.
  7. Enregistrez la préparation dans un format qui conserve les informations utiles, comme un fichier 3MF lorsque votre logiciel le permet.

L’orientation mérite plus d’attention que la multiplication automatique des supports. Une face tournée vers une forêt de pointes demandera davantage de nettoyage et pourra conserver des marques. À l’inverse, une orientation choisie uniquement pour préserver le visage peut créer de grandes sections difficiles à imprimer ailleurs.

Ne recopiez pas un temps d’exposition trouvé sans contexte. Une valeur n’a de sens qu’avec l’imprimante, la résine, la température, la hauteur de couche et l’état du FEP concernés. Calibrez votre configuration, puis vérifiez la figurine elle-même : les détails fins et les grandes surfaces ne sollicitent pas la machine de la même manière.

Peindre pour raconter un groupe, pas une série de pièces isolées

Posez toute la bande devant vous avant de choisir les couleurs. La palette doit appartenir au groupe, tandis que les contrastes les plus forts guident le regard vers les personnages importants. Cette hiérarchie visuelle évite qu’un accessoire secondaire attire davantage l’attention que le chef.

Une sous-couche régulière révèle les défauts laissés par le post-traitement. Les marques de supports, les lignes de jonction ou les zones encore brillantes deviennent plus simples à repérer. Corrigez-les avant les couches de couleur : un glacis ne fera pas disparaître une cicatrice profonde, il la soulignera avec beaucoup de bonne volonté et assez peu de tact.

Un zénithal peut vous aider à maintenir des volumes cohérents sur des figurines issues de plusieurs sources. Il sert de guide pour les lumières, mais ne remplace pas l’observation de chaque pose. Un chapeau, une arme levée ou un bras tendu modifient les ombres et méritent un traitement local.

Réservez les variations les plus visibles aux éléments narratifs :

  • vêtements plus usés sur les membres les moins équipés ;
  • métaux mieux entretenus sur les personnages dominants ;
  • couleurs d’accent répétées sur les accessoires du groupe ;
  • carnations, cheveux et cuirs suffisamment variés pour éviter l’effet de copie ;
  • traces de poussière ou d’humidité reliées au même type de soclage.

Terminez les figurines comme un ensemble. Un soclage commun peut réconcilier des sculptures de styles différents, surtout si les textures, les débris et la couleur des bordures suivent la même logique. Évitez simplement les éléments trop hauts devant les pieds : ils masquent la posture et compliquent les déplacements dans les décors.

Faire évoluer la troupe sans perdre sa cohérence

Une bande de Mordheim est un projet vivant. Les profils changent, de nouveaux équipements apparaissent et certains personnages prennent une importance imprévue. Prévoir cette évolution dès la conception évite de repeindre une figurine entière pour chaque modification.

Pour les modèles physiques, conservez des pièces compatibles et notez les références de vos mélanges de peinture. Pour les créations numériques, gardez une version propre avant la fusion finale du maillage. Vous pourrez créer une variante sans reconstruire le corps, les vêtements et les accessoires communs.

Une grande librairie de fichiers n’est pas nécessairement un avantage. Si elle inclut plusieurs versions presque identiques d’un personnage, nommez clairement les dossiers et ajoutez une image d’aperçu. Classez les modèles par bande, puis par rôle ou état de préparation : source, réparé, prêt à trancher et imprimé. Vous retrouverez ainsi le bon fichier sans ouvrir une procession de guerriers nommés « final », « final-bis » et « final-vraiment ».

Sur la table, signalez clairement une substitution temporaire. Un petit repère amovible ou une note sur la fiche vaut mieux qu’une ambiguïté répétée à chaque activation. L’objectif n’est pas de représenter chaque changement au détail près, mais de préserver une partie fluide pour tous les joueurs.

Transporter et utiliser la bande sans sacrifier les détails

Les figurines destinées à Mordheim traversent des décors serrés, des passerelles et des zones chargées. Une conversion doit donc supporter la manipulation et laisser voir le socle, la pose et l’équipement principal. Les grandes bannières, armes très déportées et éléments flottants méritent une fixation renforcée ou une solution amovible.

Testez votre rangement avant de terminer les pièces les plus fragiles. Une figurine qui entre tout juste dans sa boîte sans protection latérale finira par frotter contre la mousse ou ses voisines. Les modèles en résine demandent une attention particulière aux parties fines, surtout lorsque leur géométrie crée un long bras de levier.

Pendant la partie, prenez quelques photographies de la bande en situation. Elles révèlent des problèmes invisibles à l’établi : personnages difficiles à distinguer, contrastes trop faibles sous l’éclairage de la salle ou accessoires qui accrochent les décors. Ces observations guideront les retouches et les prochaines créations plus sûrement qu’une inspection isolée.

Une bande réussie repose donc sur un équilibre : assez de personnalité pour raconter son propre récit, assez de clarté pour servir les règles et assez de robustesse pour rejoindre régulièrement la table. Traitez le choix des profils, la sculpture, l’impression, la peinture et le rangement comme les étapes d’un même projet. Si vous devez arbitrer, privilégiez toujours la lisibilité en partie avant le détail spectaculaire. Vous pourrez ensuite enrichir cette base avec de nouveaux personnages, des variantes d’équipement et un décor accordé à son histoire.

Questions fréquentes

Faut-il posséder une grande bande avant de commencer à jouer ?

Non. Préparez d’abord les figurines correspondant à la composition convenue avec votre groupe, puis ajoutez les variantes au fil du projet. Une petite sélection clairement identifiable est plus pratique qu’une grande collection inachevée.

Peut-on utiliser des figurines provenant de plusieurs gammes ?

Oui, si les proportions, les socles et l’équipement restent compréhensibles pour les joueurs. Une palette commune et un soclage cohérent atténuent fortement les différences de style.

Le fichier STL ou le fichier 3MF est-il préférable pour archiver une figurine ?

Conservez le modèle source éditable comme référence principale. Le fichier STL convient à l’échange d’une géométrie, tandis qu’un fichier 3MF peut préserver davantage d’informations liées à la préparation selon le logiciel utilisé.

Faut-il représenter chaque changement d’équipement sur la figurine ?

Pas nécessairement, à condition que votre groupe accepte les substitutions et que la fiche reste sans ambiguïté. Pour les changements fréquents, des variantes de bras, des repères amovibles ou des modèles alternatifs offrent un compromis lisible.

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